Alerte Covid-19: Des risques de contamination au centre d’hémodialyse du CHU de Lomé

 

 

Au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio de Lomé, une situation attire l’attention. Il s’agit de la prise en charge des personnes sous dialyse mais atteintes de la Covid-19. En effet, ces malades de coronavirus sont transportées au centre d’hémodialyse du CHU Sylvanus Olympio. Une fois sur place, ils sont admis dans une salle à proximité de la salle des dialyses. Les infirmiers sont obligés de faire des allers-retours entre les deux catégories de malades, avec tous les risques de contamination que cela comporte.

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Cette situation est d’autant plus incompréhensible qu’on se demande s’il ne serait pas plus prudent de déployer un ou deux appareils de dialyse sur la trentaine dont dispose le plus grand centre hospitalier de la capitale togolaise, pour le CHU Lomé commune réquisitionné pour le traitement des malades de la Covid-19. Est-on vraiment obligé de faire venir les personnes atteintes de coronavirus jusqu’au CHU Sylvanus Olympio?

 

Autre constat saisissant, le CHU Sylvanus Olympio ne dispose pas de dispositif de bain de désinfection approprié pour le personnel soignant après utilisation des combinaisons. Le risque de contamination est donc très élevé.

Par ailleurs, une source interne nous confie que certains infirmiers indélicats font du business sur le dos des dialyses. En effet, les trois cache-nez généralement contenus dans les combinaisons aux frais des malades, et qui doivent être utilisés par les soignants, sont détournés à d’autres fins, surtout en ces temps de Covid-19 où ces masques de protection sont devenus une véritable mine d’or. Ces infirmiers préfèrent n’utiliser qu’un seul cache-nez tant au chevet des dialyses ordinaires qu’au niveau des dialyses atteints de coronavirus.

 

 

Avec 14 morts sur les 591 personnes testées positives, le Togo ne doit pas baisser la garde quant au respect des gestes barrières. Et ce, à tous les niveaux, surtout dans les centres de santé censés être des abris sûrs pour les patients.

 

Giovanni Koffi