Gerry Taama: “Beaucoup de maires font du n’importe quoi”

 

Gerry Komandega Taama est pessimiste. Le président national du parti politique Nouvel Engagement Togolais (NET) déplore la carence des organes devant recadrer les élus locaux dans leurs dérives. Selon le député à l’Assemblée nationale, le Togo mettra autant de temps pour gagner le pari de la décentralisation. Pour l’heure, pense-t-il, beaucoup de maires font de n’importe quoi.

 

 

« On mettra 10 ans pour avoir une vraie décentralisation », a prévenu Gerry Taama dimanche sur Pyramide Fm.

Publicités

 

Il soutient que la plupart des communes n’ont pas de ressources propres et que sur le plan de la technicité et de la maitrise des dossiers l’apprentissage durera longtemps pour les élus locaux. A cela s’ajoute l’existence d’un fonds quantitatif pour les communes que l’Etat devrait prévoir.

« Les communes vont mettre du temps minimum 2 ou 3 ans pour commencer un semblant d’activités », a-t-il ajouté.

 

 

 

Pour M. Taama, au Togo Il ya des moro nabas qui sont maires et prennent des décisions ne respectant aucune réglementation. Dans ce contexte, regrette-t-il, beaucoup de préfets ne maitrisent pas encore la tutelle qu’ils doivent assoir sur les maires.

« Parfois c’est à excès, le préfet transforme le maire en auxiliaire, parfois c’est à défaut le préfet n’intervient pas et le maire fait de n’importe quoi », relève le député à l’assemblée nationale.

 

 

 

De même, l’ancien candidat à la présidentielle souligne l’absence des tribunaux administratifs pour servir de voie de recours à l’ensemble des contentieux, des infractions et d’abus d’autorité que la plupart des maires commettent.

« Il y a beaucoup d’organes qui doivent encadrer la décentralisation qui n’existent pas. Donc, aujourd’hui, sincèrement beaucoup de maires font de n’importe quoi. Ils se lèvent un matin, ils prennent un arrêté et l’exécute sur-le-champ. Or l’arrêté normalement a 30 jours pour que le préfet ne le valide avant qu’il ne soit mis en vigueur », a fait remarquer M. Taama.

 

 

Le président du NET conclut que si de tels organes judiciaires existaient il n’ y aura pas tellement de dérapages ici et là.

 

TBN