Nouveaux tarifs des transports interurbains: Les chauffeurs très mécontents à Kpalimè bloquent les routes

 

Les nouveaux tarifs des transports interurbains sur l’ensemble du territoire établis par le gouvernement et la mesure restrictive imposant 3 personnes par véhicule ne sont pas du goût des conducteurs des taxis de la route Lomé-Kpalimé.

 

 

 

Ce réajustement des tarifs interurbains par le gouvernement pose problème aux conducteurs de taxi. Ce lundi 15 juin, les chauffeurs de taxi de Kpalimè manifestent pour protester contre ce nouveau tarif.

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Afin de se faire entendre, ces taximen sont sortis sur les routes pour manifester leur mécontentement contre cette disposition de l’Etat. Ces hommes de la route ont très tôt ce lundi matin bloqué la voie de Tové et celle de Kpimé. La situation fut tendue dans la matinée dans cette localite située a 120 kilomètre de Lomé.

 

 

« On nous dit de prendre trois personnes par véhicule. Ces trois personnes ne font pas 6000F aller-retour de Kpalimè à Lomé. Nos véhicules utilisent 20 litres d’essence. Ca nous coûte 8500F. Les soldats nous prennent 1000F sur la route, sans oublier ceux qui nous prennent 200F. Les passagers demandent également une réduction. On ne comprend plus rien. C’est la raison pour laquelle nous sommes dans la rue aujoud’hui. Nous disons que si c’est 1900F que nous devons prendre les gens, on ne doit pas non plus nous imposer 3 personnes. Mais si on doit prendre trois personnes, alors l’Etat doit nous permettre de prendre une personne à 4000F. Sinon on ne pourra pas nous en sortir. L’Etat doit agir« , s’est indigné un conducteur.

 

 

Il faut souligner que les conducteurs se sont déplacés auprès du préfet de Kloto pour lui faire part de leur inquiétude. Celui-ci les a rassurés qu’il leur reviendra après deux heures. Mais, expliquent les conducteurs, après plus de deux heures, le préfet n’a posé aucune action qui pourrait les convaincre.

 

Le nouveau tarif de Lomé-Kpalimé est de 1900F. Bien que le gouvernement ait interdit les rackets sur nos routes, le phénomène a la peau dure. Les conducteurs de taxi sont obligés de se resigner à cette pratique interdite.

 

Les chauffeurs dépassés déjà par les conséquences de la crise sanitaire que traverse le pays, interpellent le gouvernement sur ces nouveaux tarifs interurbains qui ne font pas leurs affaires.