Un Chef traditionnel condamné à 10 ans de prison au Togo

 

La Cour suprême du Togo a rendu son verdict dans l’affaire opposant Togbui Dodji Akakpo IV, chef traditionnel de Kpotemé, à l’État togolais. Ce vendredi 11 août, le chef traditionnel a été condamné à 10 ans de prison pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État.

 

 

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L’histoire a commencé en janvier 2023, lorsque Togbui Dodji Akakpo IV a été arrêté et placé sous mandat de dépôt. La raison remonte à 2017, année où il avait réalisé une vidéo alors qu’il était encore militaire au sein de l’armée américaine. Cette vidéo a été à la base de son arrestation, malgré son retour au pays et sa couronnement en tant que chef traditionnel de Kpotémé, une localité située dans la préfecture du Bas Mono.

 

Doté également de la nationalité américaine, Togbui Dodji Akakpo IV devra purger sa peine de 10 ans de prison au Togo, mettant ainsi fin à une affaire qui a captivé l’attention du public.

Ce verdict, qui reflète les accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, envoie un avertissement significatif aux chefs traditionnels du pays. Beaucoup de ces chefs sont déjà perçus comme étant alignés avec le pouvoir en place, et cette condamnation souligne la nécessité de se conformer aux lois et régulations en vigueur, indépendamment de leur statut.

 

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Cette affaire suscite également des débats sur les questions de liberté d’expression et de droit des citoyens à exprimer leurs opinions, en particulier lorsque ces opinions ont été exprimées dans un contexte différent. Elle souligne également l’importance pour les individus ayant des positions de pouvoir d’être conscients des conséquences légales et sociales de leurs actions.

Le verdict de la Cour suprême laisse une marque dans l’histoire judiciaire du Togo et incite à une réflexion plus approfondie sur les droits et responsabilités des chefs traditionnels et des citoyens dans le pays.