Le Togo amorce t-il son industrialisation ? Inauguration de la première unité de transformation de manioc !

 

 

 

 

L’amidon sert par exemple à fabriquer des papiers et beaucoup d’autres produits, tels l’éthanol utilisé dans les hôpitaux ou comme un agent épaississant (utiliser dans les pressings en l’incorporant aux habits pour les redresser ou les blanchir) etc.

 

Dodzi Ognankitan, boursier de l’initiative présidentielle sur la valorisation de la filière manioc et formé à l’International Institute of Tropical Agricultural (IITA) nourrissait depuis l’ambition de monter une unité industrielle pour apporter de la valeur au manioc produit localement.

 

 

 

 

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C’est chose faite aujourd’hui à Kamina dans la commune de l’Ogou 1 (Atakpamé, 160 km de Lomé) où le premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé a officiellement inauguré l’unité de transformation de manioc en amidon et produits dérivés.

“Cette unité a une capacité de production de transformation journalière de 50 tonnes de manioc et collabore avec 3.520 producteurs organisés en 480 groupements, 07 agrégateurs et un logisticien pour les services de mécanisation et de transport”, indique Dodzi Ognankitan, promoteur de la Nouvelle société de commercialisation et des produits agroalimentaires (NSCPA).

 

 

Un lourd investissement

Selon le promoteur de cette unité industrielle, le coût de réalisation de la NSCPA s’élève à 1,3 milliards F.CFA avec déjà, 3.700 emplois directs créés en faveur des acteurs de la chaîne de valeur manioc.

L’organisation de cette unité rassure les producteurs en ce qui concerne le marché et facilite les coûts de production à ces derniers.

 

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“Avant, les producteurs ont l’habitude de vendre au carré leur champ contre une petite récompense. Mais aujourd’hui, avec la NSCPA, nous achetons au frais le manioc récolté au même jour. C’est une opportunité à saisir pour les producteurs dans cette filière”, confie le promoteur.

Au sein de cette unité de transformation, la production est contractualisée jusqu’à la commercialisation. La NSCPA devient ainsi la première unité mécanisée de transformation de manioc au Togo et la 3ème en Afrique.

 

 

Pour permettre donc à cette unité de tourner à plein temps et de garder le cap de la production, il faudrait alléger les coûts de production.

Le premier responsable de l’usine plaide pour avoir plus de financement afin d’approvisionner à suffisance l’usine et prévenir les pénuries de matières premières, mais aussi et surtout la réduction du coût d’énergie.

 

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“Une unité de transformation ne peut tourner à plein régime que si elle a accès facile à l’énergie”, relate le promoteur.

Il précise qu’avec une capacité de production de 50 tonnes par jour, il faudrait emblaver une superficie de 7.000 hectares pour tourner à plein régime la NSCPA durant toute l’année, ce qui est l’équivalent d’une production de 15.000 tonnes de produits transformés annuellement.

 

 

En dehors de la transformation du manioc, l’entreprise s’engage dans la préservation de l’environnement en recyclant les déchets biodégradables issus de l’unité de transformation pour la production du champignon comestible.

Aussi, l’usine compte entamer au fur et à mesure de son évolution 4 autres axes de la transformation du manioc en gari, en farine panifiable, en tapioca, et en amidon destiné aux industries alimentaires, textiles etc.

 

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Mérite au PAEIJ-SP

Le projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) a beaucoup contribué dans la réalisation de cette unité agroindustrielle de Kamina.

Selon, Dodzi Ognankitan, le PAEIJ-SP a facilité l’accès au financement pour la réalisation de l’unité industrielle grâce à sa feuille de route qui met un accent particulier sur l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) et petites et moyennes industries (PMI) dans les secteurs porteurs.

 

 

“Le PAEIJ-SP nous a permis d’avoir du financement à hauteur de 1 milliard pour acheter les machines qui sont installées pour la production”, témoigne M. Ognankitan à agridigitale.net.

 

L’inauguration de la NSCPA a été aussi l’occasion pour le premier ministre Victoire Tomégah-Dogbe d’échanger avec les responsables des petites et moyennes entreprises (PME) et des petites et moyennes industries (PMI) appuyées par le PAEIJ-SP dans la région.

 

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Les bénéficiaires ont demandé au gouvernement de les soutenir davantage en termes d’appui et d’accompagnement de manière à les protéger face à la concurrence étrangère.

La NSCPA est aujourd’hui un exemple à suivre pour les moyennes industries agroalimentaires dans la filière manioc au Togo. A termes, l’entreprise veut se positionner comme un leader dans le secteur agroalimentaire sur le territoire national.

 

 

Agridigitale

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