Togo : un militant de l’ANC activement recherché par la police

 

 

Militant de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et Président de l’orphelinat ACOV-Togo, Adzoyi Siméon, depuis sa convocation le 30 septembre 2019, au Commissariat de police du 9ème Arrondissement, pour avoir manifesté et tenu des propos discourtois à l’encontre du régime en place, sera introuvable par sa famille.

 

Malgré les discours officiels servis à longueur de journée par les autorités, la liberté d’expression et de manifestation restent au Togo, un projet.

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Verra-t-elle jour ? L’on ne saura le dire, puisque jusqu’à présent, être militant de l’opposition, rime soit avec l’emprisonnement sans procès, l’exécution tout court ou l’exil.

Et l’on en veut encore pour preuve l’assassinat des militants de l’opposition sur les lieux des manifestations passé sous silence et ce, malgré les plaidoyers des organisations de défense des droits de l’Homme.

 

 

 

Le cas d’Adzoyi Siméon

Traqué pour n’avoir pas répondu à une convocation du Commissariat du 9ème Arrondissement de Lomé, et ceci, à la suite d’une manifestation dénonçant les bavures policières et le maintien au pouvoir du régime, Adzoyi Siméon, va prendre la fuite pour une destination inconnue.

Ce dernier qui très tôt informé du sort qui lui est réservé, aura finalement raison, puisque d’autres activistes à l’instar d’Aboflan Hervé et Agouda Jérôme, inculpés pour les mêmes causes, seront sans nouvelles jusqu’aujourd’hui.

 

Où est-il donc passé?

En effet, si nous mettons ces quelques mots  en ligne, c’est bien parce que la disparition sans nouvelle et depuis près d’un an, d’Adzoyi Siméon, qui a laissé derrière lui sa famille et l’orphelinat ACOV-Togo, commence sérieusement par inquiéter les proches.

A-t-il été finalement retrouvé par les forces de l’ordre ? Nous ne saurons le dire,  puisque le Commissariat estime toujours poursuivre ses investigations pour retrouver le Sieur Adzoyi Siméon, qui selon le Commissaire a porté des propos attentatoires contre le régime en place et la gendarmerie.

 

 

Gapola