Coronavirus : Après le 11 mai, les conditions d’entrée en France seront assez exigeantes

 

 

Une semaine après l’allocution d’Emmanuel Macron aux Français au cours de laquelle il a fixé la date du déconfinement sur le 11 mai, son Premier ministre Edouard Phillipe a éclairé ce dimanche ses compatriotes sur les risques qui menacent le pays ainsi que les mesures nécessaires pour y faire face.

 

 

Pour le chef du Gouvernement, l’épidémie de Covid-19 va avoir un impact majeur sur l’économie de la France, qui va connaître comme d’autres pays occidentaux la plus forte récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

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« Cette épidémie est d’une ampleur que nous n’avons pas connu dans l’histoire moderne. Cette crise sanitaire n’est pas terminée. Nous marquons des points contre l’épidémie. La situation s’améliore lentement mais sûrement ». Mais il insiste : la crise sanitaire n’est pas « derrière nous ».

 

« Cette crise sanitaire va entraîner une crise économique. Cette crise économique ne fait que commencer. Elle sera brutale. La production s’est presque arrêtée, la consommation aussi », a-t-il relevé, estimant que « jamais dans l’histoire du monde un tel arrêt aussi massif, aussi général, n’a été vécu ». « Pour accompagner celles et ceux qui subissent cette situation, nous avons pris des mesures et nous continuerons à en prendre ».

 

Comment la vie va reprendre une fois le confinement levé ? C’est évidemment la question que les Français se posent.  « Beaucoup aimeraient que j’entre dans le détail de ce qui va se passer le 11 mai et les jours à venir. Je n’entrerai pas dans les détails aujourd’hui ». Edouard Philippe promet une prise de parole « dans les 15 jours à venir ».

La vie normale ? “Pas avant longtemps !”

« Ce que je veux présenter aujourd’hui, ce sont les grandes règles qui vont devoir s’appliquer. Notre vie, à partir du 11 mai, ça ne sera pas exactement la vie d’avant le confinement. Pas tout de suite. Et probablement, pas avant longtemps. Nous allons apprendre à organiser cette vie collective avec ce virus ».

 

 

 

Quid des voyages ?

« Je crains qu’il ne soit pas raisonnable de voyager loin à l’étranger, très vite. Je ne suis pas sûr que le transport aérien puisse reprendre », a déclaré le Premier ministre.

 

Il a aussi émis des doutes sur « les conditions d’entrée ou de ré-entrée sur le territoire national » qui seront certainement « assez exigeantes vis-à-vis de ceux qui arrivent de l’étranger », dans le contexte d’une pandémie.

 

« Donc ça me semble à ce stade, peut-être encore un peu déraisonnable », a-t-il ajouté, promettant toutefois d’en dire plus “le moment venu”.

 

 

 

 

 

Le chef du gouvernement a émis les mêmes réserves vis-à-vis de l’organisation de mariages, qui connaît un pic entre le printemps et l’été.

 

Cette conférence de presse était un exercice pédagogique destiné à rassurer des Français inquiets, en attendant un plan global que le président de la République a demandé pour fin avril, sous la houlette du haut fonctionnaire et maire Jean Castex.

 

 

“Il faut voir les choses en face. On sort du confinement avec prudence, avec un peu d’expérimental, en regardant ce qui se fait dans d’autres pays. Les mariages, les anniversaires, les grandes réunions familiales devront être évités dans les mois qui viennent”, a averti d’avance le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy sur BFMTV dimanche.