Dettes, croissance…ce qu’il faut savoir sur l’économie togolaise [BCEAO]

 

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rendu publique la situation économique du Togo en 2019 à travers la balance des payements et la position extérieure globale. Mais nous avons choisi juste de relayer la balance commerciale des biens, des services ainsi que la position extérieure nette globale durant cette période.

 

 

 

Ainsi, il ressort qu’en 2019, la balance commerciale du Togo, qui était toujours déficitaire du fait des importations de tout temps plus élevées que les exportations, a vu le déficit se creuser  de 2% pour passer à 443.465 millions FCFA. Celle des services qui était de 86.905 millions en 2018, a connu un excédent de 8,7%. Quant à la position extérieure globale nette, elle a vu son déficit réduit de 22,2% et se situe au 31 décembre 2019 à 499.303 millions, contre 641.414 millions un an plus tôt.

Publicités

A LIRE AUSSI: Privatisation: ces (rares) sociétés qui appartiennent encore au Togo

Balance commerciale des biens

La balance commerciale du Togo est ressortie déficitaire en 2019. Ce déficit s’est établi à 443.465 millions, en aggravation de 2,0% par rapport aux 434.622 millions de l’année 2018. Cette évolution résulte de l’augmentation de 2,6% des importations, atténuée par l’accroissement de 3,0% des exportations.

Le taux de couverture des importations par les exportations, mesurant l’indépendance économique d’un pays à travers sa capacité à couvrir ses importations par ses exportations a augmenté de 0,2 point de pourcentage, en s’établissant à 58,2% en 2019, contre 58,0% en 2018.

Le degré d’ouverture commerciale, mesurant le niveau des échanges d’une économie avec le reste du monde, s’établit à 19,9% en 2019, contre 20,7% en 2018. Le degré d’ouverture commerciale du Togo sur l’extérieur s’est détérioré de 0,8 point de pourcentage par rapport à 2018, en raison d’un accroissement du PIB, en termes nominaux, plus important que l’évolution des transactions du Togo avec l’extérieur (exportations et importations). En effet, au cours de la période sous revue, le PIB nominal progresserait de 7,1% alors que les exportations et importations ont globalement enregistré un accroissement de 2,7%.

Exportations de biens

– Evolution globale des exportations de biens

Les exportations de biens du Togo au titre de l’année 2019 se sont chiffrées à 618.200 millions, en hausse de 3,0% par rapport aux 600.446 millions enregistrés en 2018. Ces exportations concernent uniquement les marchandises générales. Au cours de l’année sous revue, il n’y a pas eu d’exportations nettes de biens dans le cadre du négoce international et d’or non monétaire.

A LIRE AUSSI: Détournement au Togo: quand l’affaire des 500milliards est la partie visible de l’iceberg

Importations de biens

– Evolution globale des importations de biens

En 2019, les importations de biens, optique balance des paiements, se sont chiffrées à 1.061.666 millions, en progression de 2,6% par rapport aux 1.035.068 millions affichés en 2018. Les importations de biens représentent 25,1% du PIB nominal en 2019, contre 26,2% un an plus tôt.

Balance des services

Le poste « Services » de la balance des paiements comprend les transports, les voyages et d’autres services tels que les services financiers, les services de communication, les services d’informatique et d’information. La balance des services du Togo a dégagé en 2019 un solde excédentaire de 94.494 millions, contre 86.905 millions en 2018, en augmentation de 8,7%. Cette évolution est principalement due à la hausse des excédents des autres services et des voyages.

-Exportations de services

Les exportations de services ont progressé de 3,5%, en passant de 345.429 millions en 2018 à 357.422 millions en 2019, en liaison avec l’effet conjugué des évolutions suivantes :

– hausse des recettes des autres services (+4,6%), du fait de l’accroissement des autres services fournis aux entreprises, en particulier dans le domaine portuaire, au profit des non-résidents ;

– progression des recettes provenant des voyages (+3,2%) ;

– hausse de 2,4% des recettes des transports, imputable aux passagers.

 

 

A LIRE AUSSI: T-Money bientôt retiré à TogoCom et « vendu » à une entreprise étrangère

-Importations de services

Les importations de services ont augmenté de 1,7%, en passant de 258.524 millions en 2018 à 262.928 millions une année plus tard. Les transports constituent le principal poste des services importés, notamment avec le fret. En 2019, le montant du fret payé aux non-résidents s’est établi à 148.067 millions, en accroissement de 2,4% par rapport à 2018. Le solde des transports de passagers a fléchi de 17,3%, d’une année à l’autre, alors que celui des autres transports a augmenté de 23,5%. Les dépenses de voyage se sont établies à 25.098 millions, en hausse de 8,1% par rapport aux 23.217 millions de 2018. Les importations des autres services ont régressé de 1,3%, passant de 67.876 millions en 2018 à 67.007 millions une année plus tard, en liaison avec les services de télécommunications, d’informatique et d’information, dans le cadre des assistances techniques.

Evolution de la position extérieure globale nette

La Position Extérieure Globale (PEG) retrace le stock des avoirs et des engagements financiers vis-à-vis de l’extérieur. Outre les transactions liées aux diverses composantes du compte des opérations financières (investissements directs, investissements de portefeuille,autres investissements et avoirs de réserve), la PEG rend compte des variations de prix et des taux de change qui affectent l’évaluation du stock des avoirs et engagements entre le début et la fin d’une période comptable. Elle indique également les ajustements de régularisation notamment la démonétisation de l’or et les reclassements des différentes catégories d’investissement.

Au 31 décembre 2019, la PEG nette du Togo est ressortie débitrice de 499.303 millions, contre un déficit de 641.414 millions en 2018, soit une réduction de 22,2% du déficit, suite à une augmentation des avoirs plus prononcée que celle des engagements.

Le stock des avoirs s’est établi à 4.279.684 millions en 2019, contre 3.720.677millions en 2018, en hausse de 15,0%, sous l’effet de la hausse de :

• 3,2% des investissements directs à l’étranger ;

• 13,3% des investissements de portefeuille ;

• 7,1% des autres investissements, en particulier les dépôts ;

• 82,4% des avoirs de réserve.

S’agissant des engagements, leur encours a progressé de 9,6%, en passant de 4.362.091 millions en 2018 à 4.778.988 millions en 2019. Cette évolution est essentiellement induite par la hausse des investissements directs.

 

 

Liberté