Route Lomé-Kpalimé : Les cris Des victimes des travaux de réaménagement

Le Maire adjoint et président du Mouvement Martin Luther King se prononce sur la situation des victimes qui ont été touchés par les travaux de réaménagement.

 

 

 

 

MMLK / ROUTE LOMÉ -KPALIME :

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Le Mouvement Martin Luther King apporte son soutien aux personnes affectées et appelle la Commission d’Expropriation à reprendre les procédures pour la satisfaction des deux parties.

EXASPÉRÉES PAR LES MESURES HÂTIVES D’ INDEMNISATION ET DU DELAI DE QUITTER LES LIEUX , LES PERSONNES AFFECTÉES PAR LES TRAVAUX DE LA RÉHABILITATION CONTESTENT TOUTES LES PROCÉDURES ET APPELLENT AU RESPECT STRICT DU CADRE POLITIQUE DE RÉINSTALLATION

La route N°5, Lomé – Kpalime pendant longtemps mérite d’être réhabilitée compte tenu de son état hautement dégradable. Le décret No 2020 -043 / PR du 20 -mai 2020 a déclaré d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’élargissement de la route nationale no5 sur le tronçon Lomé-Kpalime (120 km) et de la construction des bassins de rétention d’eau de Todman, d’Adidogome et de Segbe. Aujourd’hui, tout est mis en œuvre pour donner une peau neuve à cette voie qui mène à la ville touristique de Kpalime. Mais le démarrage des travaux tend à laisser des plumes et ce sont les propriétaires terriens, les acquéreurs des parcelles et des locataires des magasins qui en sont affectés.

Ces derniers contestent avec véhémence les méthodes utilisées par les services compétents notamment la commission d’expropriation (COMEX) et estiment les valeurs vénales attribuées à leurs superficies et structures dites recensées sont en déphasage avec la réalité par rapport à leur situation géographique.

Dans ce climat tendancieux et orageux entre administration et les citoyens affectés, le Mouvement Martin Luther King comme d’habitude, a procédé à écouter les deux parties. Il ressort de ces échanges qu’une grande discorde existe entre ces deux parties et cela risque d’envenimer la situation. Selon les autorités, tous les riverains et personnes affectées ont été suffisamment et les rencontres ont eu lieu préalablement dès le mois de mars. Alors que les personnes affectées rétorquent sèchement aux autorités de les avoir jamais notifié aucune note si ce n’est ces derniers où il leur est demandé de quitter les lieux avec des mesures d’accompagnement insuffisantes et minables.

 

 

La situation est au bord de l’éclatement compte tenu de la position tranchée des deux parties . Il est important de préciser que la commission d’expropriation dit se servir des barèmes du cadastre et des domaines pour fixer les valeurs des terres affectées alors que les personnes affectées réclament l’application des valeurs du CADRE POLITIQUE DE RÉINSTALLATION. Or, ce cadre a prévu 4 types de barèmes de prix tels 90000f / M2, 70000F /m2 ,30000F/m2 et 20000m2.

Dans ces circonstances, il urge que la commission d’expropriation considère la crispation et le mécontentement des personnes affectées afin que les procédures soient reprises pour la satisfaction de tous.

Lomé, le 2 juillet 2020

MMLK / La voix des sans voix

 

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