Covid-19 : les économies ayant des compétences numériques sont plus résilientes (WEF)

 

Entre licenciements et télétravail, la covid-19 a impacté le marché de l’emploi, aggravant ainsi le problème d’inadéquation formation-emploi qui n’est pas sans conséquence sur les  performances économiques. Pour une meilleure relance, le WEF a proposé 11 pistes à développer, dont la formation.

 

La pandémie de covid-19 a impacté négativement l’économie de tous les pays du monde. Cependant, si certains ont sombré, d’autres se sont montrés plus résilients.

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Le Forum économique mondial (WEF), dans son rapport spécial 2020 sur la compétitivité mondiale , relève que les pays qui ont le mieux géré les impacts de la crise sur les emplois sont ceux qui ont développé les compétences numériques. Dans ces pays, les employés ont continué d’être productifs, malgré l’instauration du travail à distance.

« Les pays qui ont un niveau de numérisation plus élevé dans leur économie et qui ont été en mesure de passer relativement rapidement au travail à distance s’en sont mieux tirés et en particulier leurs populations, car ils ont pu maintenir leurs emplois », a déclaré Zahidi, directeur du WEF.

En effet, si le travail à distance avait été présenté comme un moyen de booster l’économie numérique, l’avènement de la covid-19 a précipité sa mise en œuvre, imposant aux entreprises de s’y résoudre sans avoir préparé au préalable les employés.

L’Afrique a été l’une des zones les plus touchées, eu égard à son déficit en compétences numériques. D’après la Banque mondiale, seuls 50 % des pays d’Afrique incluent des compétences en informatique dans leur programme d’études.

Pour combler ce déficit et amorcer la relance, les pays sont appelés à mettre à jour les programmes d’enseignement et à accroître les investissements dans les compétences nécessaires pour les emplois. Ce changement qui doit être mis en œuvre depuis les niveaux élémentaires jusqu’au niveau universitaire facilitera encore plus la transition vers le marché du travail de demain.

 

 

Les travailleurs sont également concernés par ce manque de compétences. Il est ainsi recommandé aux gouvernements d’intensifier les programmes de requalification et de renforcement des compétences des travailleurs.

Aujourd’hui, plus de 50% des employés nécessitent une requalification d’ici 2025. Les efforts devront être concentrés dans les compétences telles que l’analyse de données, l’Intelligence artificielle et l’apprentissage automatique.

Par ailleurs, il est également important de repenser les politiques du marché du travail. Cela implique une utilisation de nouvelles technologies de gestion des talents pour s’adapter aux nouveaux besoins de la main-d’œuvre.

 

AgenceEcofin